* 66 'Â M. le Maréchal de Villaw
Et quelque Prélat ignorantAuroit prononcé hardimentUne longue Oraison funèbre,
Qu’il n’eût pas fait assurément.
Puis en vertueux CapitaineOn vous auroit proprement misDans l’Eglise de Saint Denis,
Entre du Guesclln & Turenne.
Mais si quelque jour , moi chétif,'
' J’allois passer le noir esquif,
Je n’aurois qu une vile Bîere,
Deux Prêtres s’en iroient gaîmentPorter ma figure légere ,
Et la loger mesquinementDans un recoin du Cimetiere;
' Mes NiéceS, au lieu de prière,
Et mon Janséniste de Frere,
Riroient à mon enterrement;
Et j’aurois l’hçnneur feulement,
Que quelque Muse médisanteM’aflubleroit pour un moment,
D’une Epitaphe impertinente.
V o u s voyez donc très clairement,Qu’il est bon que je me conserve,Pour être encor témoin long-temsDe tous les Exploits éclatansQue le Seigneur Dieu vous réservé.
• A MA-