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A MADAME
D E
FONTAINE-MARTEL.
Très-singuliere Martel !
]’ai pour vous estime profonde ;C’est dans votre petit Hôtel,
C’est fur vos soupers que je fondeMon plaisir, le seul bien réelQu’un honnête homme ait en ce monde.II est vrai qu un peu je vous gronde jMais , malgré cette liberté,
Mon cœur vous trouve , en vérité,Femme à peu de femmes seconde ;Car, fous vos cornettes de nuit,
Sans préjugés & fans faiblesse,
Vous logea esprit qui íeduitCe qui tient fort à la Sagesse :
Or votre sagesse n’est pasCette pointilleuse Harpie,
Qui raisonne fur tous les cas ,
Et qui, triste sœur de l’Envie,Ouvrant un gosier édentéContre la tendre Volupté ,
Toujours prêche, argumente & crie:Mais celle qui si doucement,
Sans effort Sc fans industrie,
L
Se