I6r A Madame de Fontaine-MarteU
Se bornant toute au sentiment,
Sçait jusqu’au dernier momentRépandre un charme sur la vie.Votez-vous pas de tous côtésDe trts-décrépites Beautés,
Pleurans de n être plus aimables,
Dans leur besoin de paillon,
S’assoler de dévotion,
Et rechercher l’ambitionD’être bégueules respectables?
Bien loin de cette triste erreur,
Vous avez, au lieu des Vigiles,
Des soupers longs, gais Sc tranquiles,Des vers aimables & faciles,
Au lieu des fatras inutilesDe Quesnel Sc de le Tourneur ;
Voltaire , au lieu d'un Directeur ;
Et pour mieux chasser toute angoisse,Au Curé préférant Campra ,
Vous avez loge à l’Opera,
Au lieu de banc dans la Paroisse :
Et ce qui rend mon fort plus doux,C'est que ma maîtresse , chez vous ,La Liberté, se voit logée:
Cette Liberté mitigée,
A l’œil ouvert, au front serein,
A la démarche dégagée,
N’étant ni prude , ni catin,
Décente, Sc jamais arrangée,
Souriant d’un souris badinAces paroles chatouilleuses,
Qui font baisser un œil malinA Mesdames les Précieuses z
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C’est