'£0 2 Le Temple du Goàî.
Sc disent que puisque Lucrèce, né à Rome*embelliísoit Epie ure en Latin, son Adversaire,né à Paris, devoir le combattre en Français.Enfín , après beaucoup de ces retardemensagréables, nous arrivâmes jusqu à l'Autel, &fusquau Trône du Dieu du Çoût.
Je vis ce Dieu qu en vain j’implore,
Ce Dieu charmant que l’on ignore,
Quand on cherche à le définir ;
Ce Dieu qu on ne fait point servir,
Quand avec scrupule on l’adore,
Que la Fontaine fait sentir,
Et qije Vadius cherche encore.
Il se plaisoit à consulterCes grâces simples & naïves,
Dont la France doit se vanter ;
Ces grâces piquantes & vives,
Que les Nations attentivesVoulureqt souvent imiter ;
Qui de l'Art ne sont point captives ;
Qui régnoient jadis à la Cour,
Et que la Nature 8c l’Âmour '
Avoient fait naître fur nos Rives:
U est toujours environnéDe leur Troupe tendre & lègere :
C’est par leurs mains qu’il est orné,
C’est par leurs charmes qu’il fait plaire.Elles-mêmes sont couronnéD’un Diadème qu’au ParnasseComposa jadis Apollon,
Vu