L7§ 3Le Temple du Goût.
Il le critique sans colère,
Il l’applaudit avec transport.
Melpoméne , étalant ses charmes,
Vient lui présentée ses Héros,
Et c’est én répandant des larmesQue ce Dieu connaît leurs défauts. 'Malheureux qui toujours raisonne,
Et qui ne s’attendrit jamais !
Dieu du Goût, ton divin PalaisEst un séjour qu’il abandonne.
Quand mes Conducteurs s’en retournèrentle Dieu leur parla, à-peu-près, dans cesens ; car il ne m’est pas donné de dire ses pro-pres mots.
Adieu, mes plus chers Favoris.
Comblés des faveurs du Parnasse;
Ne souffrez pas que dans ParisMon Rival usurpe ma place.
Je scai qu à vos yeux éclairésEe faux Goût tremble de paraître;
Si jamais vous le rencontrez,
Il est aiíe de le connaître.
Toujours accablé d’ornemens,
Composant sa voix, son visage,
Affecté dans ses agrémens,
Et précieux dans son langage.
Il prend mon Nom, mon Etendard,
Mais on voit assez l’imposture ;
Car il n’est que le Fils de l’Art,
Moi, je le fuis de la Nature.
REMARQUES