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rappelle une autre observation qui n’estpeut-être pas à négliger ici, c’est que,quoique la masse monstrueuse des ar-mées françoises ait du épuiser toutesles classes de la population, il n’en estpas moins certain qu’aucune guerre mo-derne n’a tiré plus de ressources desvilles. C’est dans les villes, à com-mencer par la capitale, que se formè-rent , et que subsistent encore tous lesgrands foyers du fanatisme révolution-naire. Le charme de l’uniforme, desplumes, de la cocarde enivra d’abordla vanité de tous nos bourgeois beau-coup plus empressés, du moins alors,de s’égaler à la noblesse militaire quede s’élever à l’austere dignité de citoyen.