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mêmes devoirs , le même culte, lesmêmes sentimens rassemblent quelque-fois ; c’est une impression de bienveil-lance, de rapports religieux, de socia-bilité qui me touche et m’intéresse.
Concevez vous ici, Monsieur , l’ex-trême malheur d’un bon catholiqueaux bords du Rhin qui tous les joursentend sonner la messe sur l’autre rive,et ne l’entend plus sur celle qu’il ha-bite. Je suis convaincu que cette seulecirconstance a décidé l’émigration d’unefoule de pauvres Alsaciens.
A Schelesîadt, je vis la première belleEglise entièrement dépouillée de tousses ornemens et transformée en maga-zin de fourrage. Sans attacher trop de