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de perfection dont ils lui sont redeva-bles; il faut convenir que c’est encoreau caractère donné par cette circon-stance au théâtre françois, que la na-tion doit essentiellement la grâce et lapolitesse qui la distinguèrent si longtemsdans ses moeurs, dans ses usages etdans ses maniérés.
Le théâtre et le public se formentmutuellement. Ainsi l’on ne sauroit dou-ter, qu’une majorité de spectateurs igno-rans et grossiers , dont l’opinion ne selaisseroit plus guider par le jugementd’artistes et de connoisseurs éclairés ,auroit porté bientôt l’atteinte la plusfuneste à toutes les parties de l’art.Quelque originale que soit la verve comi-