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heure. Çon venons de même, que la philoso-phie et la religion n’auroient jamais fait quedu bien, si elles avoient pu venir à notre se-cours sans les philosophes et sans les prêtres.Mais tant qu’ils viendront ensemble, il y aurabeaucoup à craindre. Quelque devise queporte le drapeau sous lequel on fait marcherle pauvre genre humain, ce sont toujours sespropres passions, ou, celles de ses chefs, qui laguident et Pentrainent. Je m’obstine donc âdire, qu’après les crimes et les malheurs de larévolution faite au nom de la philosophie etpar les philosophes, il est trop prouvé quadésormais les prêtres et les philosophes n’au-ront plus rien à se reprocher.
(?) Pour donner une idée de l’énormemultitude d’hommes sacrifiés dans cette mal-heureuse guerre, je ne rapporterai qu’un fait.Un bon républicain chargé pendant quinze mois