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Mars il n’y avoit plus un moment à perdre.M. de Besenwald se vit entre deux partis,et, suivant ses vieilles habitudes, il crut peut-être en bon courtisan devoir ménager l’un etl’autre, éviter du moins de se prononcer demaniéré à n’en pouvoir revenir. On ne peutsauver sa conduite militaire que par la versati-lité de ses principes politiques, ou par l’ineptieet la pusillanimité des ordres qu’il avoit reçus.On prétend qu’il doit avoir dit plus d’une foisà ses amis ; je voyois bien ce qu’ordonnoit lacirconstance et l’honneur de mon poste, maisje savois aussi que si, pour maintenir une ré-solution vigoureuse, il avoit fallu faire quelquesacrifice, éprouver le plus léger revers, jen’aurois été ni soutenu ni même avoué. —(24) C’est à lui, dit-on, que l’on doit engrande partie les dispositions les plus sagesde la nouvelle constitution.
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