présentant élu côté qui peut surprendre ; après celatu en développeras les causes naturelles: voilà com-me ta petite Histoire intéressera & fera plaisir.
Le Cadet. Oui mon Papa. Le Pere du jeuneClerc, qui travailloit dans fa chambre , venoitde mourir^ il y avoit deux jours. Ce jeunehomme, qui etoit rempli de l’idée de la mort deson Pere, & qui avoit toujours craint les Reve-nans , s’imagina aisément que son Pere lui reve-noit, quand pendant deux nuits de fuite il en-tendit tous ses papiers se remuer, se culbuter les unsfur les autres , & se promener dans fa chambre ;il avoit beau les remettre en ordre le jour, pareiltracas recommençoit la nuit.
Üainé. Oh ! comme j’aurois eu peur, ehbien a-1-il découvert, d'ou ça venoit?
Le Çadet. , Ecoute donc. Prêt à changer dechambre avec son Camerade, qui pour le mieuxattraper , lui promettrait que si après avoir changé,il lui en arrivoit autant, dans la sienne, il seroittoujours le maître de reprendre la sienne . . .
Æonfieur Delmas. La sienne, la sienne. Celaforme , ce qu’on appelle une amphibologie; ilfaut mettre un autre mot distin&if, comme lapremière ou bien encore celle, qu’il avoit d’abord.
Le Cadet. Oui, j’entens, il seroit toujoursle maitre de reprendre la première. Le jeuneClerc, dont le Pere etoit mort, chercha un beaumatin à découvrir s’il n’y avoit pas quelque causenaturelle dans le bouleversement de ces papiersimaginé par la malice de son Camerade pour avoir