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des chefs de l’armée pour l’abandonner , & à laLigue pour ne pas le reconnoitre. On lui oppoiàun fantôme , un Cardinal de Bourbon, Henriavec peu d’amis, peu de places importantes pointd’argent & une petite armée suplée à tout parson activité & son courage , il redoit moins aulit , que le Duc de Mayenne chef des Rebellesn’etoit à table. Il gagna plusieurs batailles lür ceDuc. Celle d’Arques en & celle d’Ivry en
3 f 90. Il remporta la victoire dans cette dernierejournée comme il l’avoit remportée à Coutras ense jettant dans les rangs ennemis au milieu d’uneforêt de lances. Les François sè souviendrontéternellement des paroles, qu’il dit à lès soldatsdans ce jour mémorable , „ fi vous perdez vos en-„ feignes , raillez vous à mon Panache blanc , vous,, le prouverez toujours au chemin de l’honneur & de„ la gloire , „ & lorsque les vainqueurs s’acbar*
noient fur les vaincus, sauvez les François leur di-soit - il. Le Maréchal de Biron eut part à l’hon-neur de cette journée, mais Henri en eut la prin-cipale gloire par l’heroiime avec lequel il combat-tit. Le Maréchal rendit finement l’idée, qu’l a voitde cette action, lors qu’il« fit ce compliment àson maître. „ Sire ! vous avez fait aujourd’hui„ le devoir du Maréchal de Biron , & le Maréchal,, de Biron , a fait ce que devoit faire le Roi. ,,Le soir le Maréchal d’Aumont s’etaut présente ausouper du Roi, ce bon Prince se leva aussitôt ,alla au devant de lui, & le fit asseoir à table avecces paroles obligeantes. „ qu'il etoit bien rafonna-„ ble qu’il fut du fefiin , puis qu’il l’avoit fi bien servi„ à J es noces . „ Henri continua la guerre avecdissérens succès ; il prit d’Assauts tous les Faux-bourgs de Paris dans un seul jour. Il est confia t,qu’il eut pris la Ville par famine > s’il n’avoit
permis