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permis lui - même par une pitié héroïque, que lesassiégeans nourrissent les assiégés, pendant qu’ilpressoit Paris, un grand nombre de Moines fai-loient une espece de revue militaire marchant enprocession la robe retroussée , le casque en têtela cuirasse sur le dos , le mousquet & le crucifixà la main. Les cours supérieures & les citoyensfaiioient serment sur l’Evangile en présence duLégat & de l’Ambassadeur d’Espagne de mourirplutôt de faim que de se rendre. Le Duc de Par-me envoyé par Philippe second , venoit secourirParis, mais Henri le fit rentrer en Flandre. Ce-pendant la disette dégénéroit en famine universelle.Le pain se vendoit un Ecu la livre , on avoirété obligé d’en faire avec le os du charnier dessaints innocens. La chair humaine devint la nour-riture des obstinés Parisiens. Le Duc de Mayennevoyant que ni l’Espagne ni la Ligue ne lui donne-roient jamais la couronne de France, résolut defaire reconnoitre celui, à qui elle appartenoit. Ilengagea les Etats à une Conférence entre les Ca-tholiques des deux partis. Cette conférence futsuivie de l’abjuration de Henri à St Denis en i syz.& de son Sacre à Chartres. L’année d’après Parislui ouvrit ses portes. Henri renvoya tous lesetrangers , qu’il avoit tenus prisonniers, il pardon-na à tous les Ligueurs. Après avoir été forcéde faire la guerre à ses sujets, il fallut la faireencore à l’Espagne. Il battit l’armée Espagnole àla rencontre de Fontaine - Françoise , & la chassad’Amiens à la vue de l’Archiduc Albert contraintde se retirer. La paix avec l’Espagne fut con-clue en isp8> à Vervins. Les convulsions dufanatisme etoient calmées, mais le levain n’etoitpas entièrement détruit, il n’y eut presque pointd’année, où l’on n’attentât sur la vie de Henri.
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