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& pour vous, & pour moi , lui répondit le Roi, &cî discours fut suivi d’un bienfait. Lorsque le Car-dinal de Noailles le vint remercier de la pourpre,qu'il lui a voit fait obtenir, je fuis assuré Monsieurle Cardinal , lui répondit - il , que j ai eu plus de plai-sir à vous donner le Chapeau , que vous nen avezeu , a le recevoir ; il avoit dit quelqnechose d'aussiobligeant à Pontcharrrain en le faisant Chancelier. LePrince de Condé l’étant venu saluer après le gaind’une bataille contre Guillaume III. le Roi fe trou-va fur le haut du grand Escalier , lorsque le Prin-ce , qui avoir de la peine à monter à cause de sagoutte, s’écria , Sire , je demande pardon à votreMajefié , fi je la fais attendre ; mon coufin , lui répon-dit le Roi, ne vous prejfez pas , on ne fauroit mar-cher bien vite quand on eß aujß chargé de lauriers , quevous l'êtes. Le Maréchal du Piésïis, qui ne put fairela Campagne de 1072. à cause de son grand âge ,ayant dit au Roi, qu’il portoit envie à ses enf'ans,qui avoient l’honneur de le servir, que pour luiil souhaitoit la mort, puis qu’il ne lui etoit pluspropre à rien, le Roi lui dit en l'embrassant :Monsieur le Maréchal, on ne travaille que pour ap-procher de la réputation , que vous avez acquise , il eßagréable de se reposer après tant de victoires. La dis-cipline ne pouvoir pas être beaucoup plus séverechez les Romains, que dans les belles années deLouis XIV. Ce Prince passant ses Troupes enrevue , frappa d’une baguette la croupe d'un che-val , le Cavalier ayant été désarçonné par le mou-vement, que fit le cheval à cette occasion , futrenvoyé sur le champ comme incapable de servir.Dans le temps que ce Monarque cherchoit à éta-blir une discipline äussere A inviolable dans sesTroupes, il chercha occasion d’en donner lui - mê-me un exemple remarquable. L’armée comman-
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