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dée par le grand Condé ayant campé dans un en-droit , où il n’y avoir qu’une maison , le Roi or-donna qu’on la gardât pour le Prince. Condévoulut envain le déffendre de l’occuper , il y futforcé, jene suis que Volontaire , dit le Monarque,& je ne souffrirai point que mon Général soit fous latoile tandis que f occuperai une habitation commode.Ce qui immortalise iurtout Louis XIV, c’ést laprotection qu’il accorda aux sciences A aux beauxarts.
C’est fous son regne que l’on vit ecdore ceschefs d’œuvres d’eloquence , d’histoire, de Publiequi seront l’eternel honneur de la France, Cor-neille donna des Leçons d’héroiime & de grandeurd’ame dans ses immortelles Tragédies. Racine s’ou-vrant une autre route fit paroitre fur le Théâtreune passion que les anciens n’avoient guere con-nue, & la peignit des couleurs les plus touchan-tes. Despréaux dans ses Epîtres & dans son artpoétique se rendit l’égal d’Horace. Moliere laissabien loin derrière lui les comiques de son siede& de l’antiquité La Fontaine effaça Esope &Phedre en profitant de leurs idées. Bossuet immor-talila les héros dans ses oraisons funèbres, & ins-truisit les Rois dans son histoire universelle. Fé-nelon le second des hommes dans I’eloquence , &le premier dans l’art de rendre la vertu aimable,inspira par son Telemaque la justice & l’humanité.
Dans le même temps que la littérature fran-çoise s’enrichissoit de tant de beaux ouvrages, Pouf-lin faifoit les Tableaux, & Puget Tes statues ;le Sueur peignoir le Cloitre des Chartreux , & leBrun les batailles d’Alexandre ; Quinault créateur
d’un