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Est-ce assez? Dites-moi ; n’y fuis - je point encoré ?Nenni ; m’y voici donc ? Point du tout.
M’y voila. Vous n’en approchez point,
La chetive pecore ,
S’enHa si bien , qu’elle creva.
Le monde est plein de gens, qui ne font pas plus sages.Tout bourgeois veut bâtir, comme les grands Seigneurs,Tout petit Prince a des AmbassadeursTout Marquis veut avoir des Pages.
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La Génijse, la Chevre & la Brebisen Société avec le Lion . \
La Ge'nisse , la Chevre , & leur soeur la BrebisAvec un fier Lion , ■ Seigneur du voisinage ,
Firent Société, dit-on, au temps jadis,
Et mirent en commun le gain Sc le domage.
Dans les lacs de la Chevre un Cerf Ce trouva priSi
Vers ses Associés aussitôt elle envoyé
Eux venus, le Lion par ses ongles compta,
Et dit : Nous sommes quatre à partager ,
Puis en autant de part le Cerf il dépeçaPrit pour lui la première en qualité de Sire ;
Elle doit être à moi, dit - il , & la raison ,
C’est que je m’appelle Lion, ^
A’ cela l’on a rien à dire.
La Seconde par droit, me doit échoir encorCe droit, vous le savez , c’est le droit du plus fort.Comme le plus vaillant, je prétens la troisième,
Si quelqu’un de vous touche à la quatrième,
Je l’etranglerai tout d’abord.
la
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