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tous ceux qui avoient été avec lui confirmèrentce qui avoit été écrit de Munfter, de forte qu’onne douta plus que le Cardinal Mazarin n’empê-chât la conclufion de la Paix pour fes interets par-ticuliers , craignant de n'être plus fi neceffaires, 8ede ne pouvoir plus profiter des impolitions nou-velles qu’ils faifoient fans ceffe fur le Peuple fousprétexte de la guerre.
Cependant le Parlement 8c les autres Compagniescontinuoient de s’afi'embler par leurs Députez à laChambre de St. Louis, en l’execution de l’Arrêtd’union, malgré ceux de défenfe 8c de caffation,que le Confeïl rendoit tous les jours , ce qui te-noit toute la France dans une émotion fi générale8c dans une efperance fi prochaine d'avoir duchangement dans les affaires, qu’il n’y avoitperfonne qui ne cherchât les moyens de l’avan-cer , 8c d’y contribuer par toutes fortes de voyes.
Mais la Bataille de Lens ayant été gagnée ence tems-là le 10. Août 1648 par M. le Prince, laCour s’imagina qu’elle pourroit encore entrepren-dre un. coup d’autorité, 8c qu’arrêtant les plus vi-goureux du Parlement elle yiendroit aifément à.bout de tout le relie. •
Ces penfées étoient même infpirées par quel-ques-uns de ce Corps , 8c particulièrement parle premier Préfident Molé , qui s’oppofoit partoutes fortes d’artifices aux deffeins de la Com-pagnie , quoi qu’il parlât allez vigoureufementen quelques occafions; mais ce n’étoit que pourgagner du crédit dans le Parlement , 8c pourtaire peur à la Cour afin d’être mieux payé descent mil livres qu’on lui donnoit tous les ans,8c pour obtenir tous les jours de nouvelles grâ-ces pour fes Enfans, qui le gouvernoient 8c quile vendoient à la Cour.
Cet homme avoit auffi une jaloufie fecrette
du