de M. Joli. iot
vouloient inférer dans le Traité pour engager lesPrinces à travailler de concert avec eux à l’éloi-gnement du Cardinal , à quoi plulieurs d’entre-çux ne pouvoient .confentir, parce qu'ils étoientanciens Mazarins 8c ennemis jurez, des Fron-deurs.
Cependant comme Mr. le Prince remit cettenégociation entre les mains de Madame la Prin-cellé Palatine, du Préiident Viole, & de Croiffi,qui n’ayoient aucune raifon de ménager le Car-dinal, ils ne s’arrêtèrent point à ces confidera-tions & ils entrèrent en Conférence avec le Coad-juteur qui alloit toutes les nuits incognito chez laPalatine, fouvent avec Caumartin.
Tout cela ne pouvoit pas être fi fecret qu’iln’en revînt quelque chofe à la connoifiance duCardinal; mais comme les Avis qu’on lui don-noit n’étoient pas bien circonftanciez , 8c qu’ilnégotioit lui-même avec les principaux amis desPrinces, il ne s’en mit pas beaucoup en peine,s’imaginant être au deflus de toutes chofes, parcequ’il étoit venu à bout de la Normandie , de laBourgogne 8c de Bourdeaux.
Comme il ne lui reftoit tien à foumetire quela frontière de Champagne, où les Ennemis s’é-toient établis , il réfolut d’aller lui-même en cesquartiers-là, & il y fut fi heureux, que non feu-lement il reprit Rhetel , mais il eut la fortuneque l’armée du Roi, commandée par le Maréchaldu Pleflïs, défit celle du Vicomte de Turenneprès de Saumepuis -, après quoi il revint à Paristriomphant , ne croyant pas que rien pût niofàt lui réfiiter après cela.
Mais il y trouva plus d’affaires qu’il ne pen-foit, car le Traité des Princes ayant été lignépéri de jours après , Madame la Princeffe pré-senta une Requête au Parlement avec une Let-G 3 tre