ioz Mémoires
tre des Princes , qui engagèrent la Compagniedans des délibérations que le Cardinal ne putéviter avec tous fes artifices , 8e il fut arrêtéque très-humbles remontrances feroient faites auRoi 8e à la Reine , fie que Mr. le Duc d’Or-leans feroit prié d’employer Ion autorité pourla liberté des Princes.
S. A. R. n’étoit pas entré dans ces delibera-tions, quoi que dès-lors il témoignât publique-ment délirer la liberté des prifonniers, 8e qu’ileût déclaré hautement que leur tranflation au Ha-vre s’étoit faite fans fon agrément, mais com-me fon Traité avec eux n’étoit pas encore con-clu , il n’avoit pas jugé à propos de s’engagerayant d’avoir pris fes furetez.
Enfin le Coadjuteur acheva le tout par deuxTraitez qu’il fit avec Madame la Princelfe Pa-latine, qui avoit reçu pour cela un pouvoir deMr. le Prince fur un morceau d’Ardoife , 8cune promefl'e de Madame de Longueville d’a-gréer, pour les Princes,tout ce dont on feroitconvenu avec leurs Agens. Dans le premierTraité, qui regardoit S.A.R. en particulier, onftipuloit le mariage d’une de Mefdemoifelles fesfilles avec M. le Prince 8c plufieurs autres condi-tions d’un attachement, 8c d’une union très-é-troite de part8cd’autre. Par le fécond, qui re-gardoit le Coadjuteur, le Duc de Beaufort, 8cle refte du parti, dont la plûpart ne fa voient pour-tant rien , on convenoit du mariage de Made-moifelie deChevreufe avec le Prince de Conti,ens’engageant à une intelligence réciproque contre leCardinal Mazarin dans les termes les plus forts8c les plus prelïans. 11 y àvoit auffi un Article pourafiurer. l’amirauté 'au Duc de Beaufort , Mr. lePrince renonçant pour cet effet à toutes les pré-tentions qu’il pourroit avoir fur cette Charge. Ce