DE M. J O L I. 119& de donner un Arrêt, par lequel il fut ordonnéqu'en conlêquence de la Déclaration dejleurs Ma-jeftez le Cardinal Mazarin, fesParens, & les Do-meltiques étrangers fortiroient dans quinze joursdu Royaume , linon qu’il feroit procédé contreeux extraordinairement, permis à tous les Sujets duRoi de leur courir fus, fans qu’ils puflent revenirfous prétexte quelconque, failant défenfes à tousGouverneurs , Maires, 6e Echevins de les fouf-frir dans aucunes des Villes du Royaume, avec or-dre de publier les Arrêts à fon de trompe.
Cependant la Conférence ne laifia pas de fetenir chez Mr. le Duc d’Orléans,où les Ducs deBeaufort , de la Rochefoucault , le Coadjuteur,le Prélident Viole, & le Sr. Arnauld fe trouvè-rent avec les CommiiTaires de la Reine, & aprèsquelques contettations, ils convinrent que le Ducde la Rochefoucault, le Sieur de la Vrilliere , lePrélident Viole & le Sr. Arnauld fe tranfporte-roient inceliamment au Havre avec une Lettrede Cachet lignée de la Reine & de S. A. R. por-tant ordre exprès au Sr. de Bar de mettre les Prin-ces en liberté. 11 fembloit ainlï que tout le mon-de devoit être content , lorlqu’il s’éleva un bruitque la Reine vouloit emmener le Roi hors deParis , qui donna de nouvelles inquiétudes. Onn’a jamais bien fû d’où venoit ce bruit , ni quelen étoit le fondement , mais Mr. le Duc d’Or-leans en parut fort perfuadé , difant tout hautqu’il en avoit des avis très-certains ; ce qui fitjuger que la Reine ne s’étoit relâchée à confentirà la Conférence, que pour ôter tout fujet de dé-fiance , & prendre plus aifément fes mefures pourexécuter fon deifein. Quoi qu’il en foit, S. A. R.donna de fi bons ordres pour l’en empêcher,qu’illui auroit été impoffible d’en venir à bout quandelle l’auroit entrepris , d’autant plus que cinq àH 4 fix