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fix Compagnies de Bourgeois-du Quartier St Ho-noré fe mirent fous les armes deux heures aprèsminuit par les intrigues du Coadjuteur. Ils fe fcj-firent des Portes de la Ville les plus proches duPalais Royal. Cependant ce procédé ne fut pasapprouvé d'une bonne partie du Parlement, le pre-mier Préfident & pluiieurs autres .après lui, ayantcommencé à parler fortement au contraire, maistout le monde fe tut , lorfque Mr.leDuc d'Or-leans eut déclaré , que le tout s'étoit fait par fonordre & fur les avis qu'il avoir eu de nouveau del’enlevementduRoi; & il fut téfolu de fupplier laReine d’ôter au public toute forte d’ombrages là-defifus, ce que Sa M. fut obligée de faire en con-fentant que les Bourgeois gardaflènt les Portes dela Ville, ce qui fe fit fi exactement qu'ils vifitoienttous les Carofles qui fortoient par la porte Dau-phine pour aller à la foire St. Germain ,pour voirfi le Roi n’y étoit point caché. Les chofes étanten cet état, les Députez qui étoient chargez de laLettre pour le Havre partirent auffi tôt. Mais leCardinal Mazarin qui étoit toujours aux en\ironsde Paris ayant été informé de cette refolution pritle devant en pofte, voulant fe faire honneur de laliberté des Princes ; ainfi il arriva au Havre leLundi matin 13. Février, après avoir marché tou-te la nuit , & il alla auffi - tôt à la Citadelle fa-îuer Mrs. les Princes, & les affurer de leur liber-té. 11 fit plus, car il s'humilia jufqu’à embrafferles genoux de Mr. le Prince les larmes, aux yeux,en lui demandant fa protection ; mais il ne putretirer de S. A. que des paroles affez froides &générales pendant une heure de Conférence qu’ileut avec lui. Dès qu’ils eurent dîné, les Princesfortirent du Havre pour venir à Paris où ils arri-vèrent le Jeudi 16. du mois, ayant été rencon-trez fur le chemin par une infinité de perfonnesde
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