DE M. Joli. iyy
jufqua la Porte delà Grande Chambre, où fe tien-nent les Huiffiers ; pendant que les gens de laMaifon du Roi, fans faire paroître leur deifein,étoient difperfez par pelottons , & difperfez demaniéré qu’ils auroient pû attaquer par devant8t par derrière les gens de M. le Prince. En unmot on s’attendoit fi bien d’en venir aux mains,que plufieurst Confeillers, & autres gens de Robbedes deux partis avoient des épées, des poignards, &autres armes cachées fous leurs habits.
Le Comte de Montrefor , que Mr. le Princeavoit accufé de parole & par écrit , fe crut obli-gé d’aller auffi au Parlement pour fejuftifier; maiscomme il n'y avoit pas d’entrée , il demeura dansle Parquet des Huiffiers avec le Sr. d’Argenteuil, &quelques autres du parti, où il fe trouva auffi unnombre confiderable de partifans de Mr. le Princequi s’en rendirent les Maîtres. Ce qui dans lafuite penfa être la perte du Coadjuteur.
S. A. R. ne fe trouva pas à cette Aifemblée ,non plus qu’aux autres précédentes, de forte queles deux partis n’étant retenus par aucune confi-deration , ni par aucun refpeft, Mr. le Princecommença à dire, qu’on avoit de mauvais def-feins fur fa perfonne, qu’en entrant dans la falle,il avoit vû plufieurs amis du Coadjuteur , qu’ilfavoit qu’on avoit détaché to. hommes de chaqueCompagnie des Gardes, auxquels on avoit don-né le mot de Notre-Dame, Le Coadjuteur avouacela, difant qu’il étoit vrai, qu’il avoit prié fes a-mis de l’accompagner pour n’être pas expofé aurifque de la derniere Ailêmblée, mais quel! S.A.vouloit ordonner à fes gens de fe retirer, il prie-roit les liens d’en faire de même : Sur quoi leParlement ayant ordonné que tous ceux qui é-toient dans la falle en fortiroient, le Sr.de Cham-platreux fut commis avec quelques autres Con»