15-4 Mémoires
paux, dont le premier étoit de fuplier S. A. R. des'entremettre de cet accommodement, 8t l'autrede fuprimer tous les Ecrits de part & d’autre afinqu'il n’en fût plus parlé. Mais la délibérationn’ayant pû finir ce jour-là, elle fut remife au zt.Août i6yr. A la fortie plufieurs perfonnes femirent à crier dans la SzMt, point de Mazartn, pointde Coadjuteur, fans doute par ordre de Mr. lePrince qui étoit venu au Palais , fi bien accom-pagné d’Officiers St de gens de guerre, qu’il y alieu de s’étonner que le Coadjuteur en fut quitteà fi bon marché, n’ayant avec lui qu’un fort pe-tit nombre de fes amis. C’eft. pourquoi étantobligé de fe juftifier le Lundi fuivant , il crût nedevoir plus tant fe commettre, St fit fi bien quedans ce peu de tems, il s’affura d’un bon nombrede gens de main , pour l’accompagner , tous lesFrondeurs s’étant ralliez dans cette occafion , àla referve du Duc de Beaufort, qui s’étoit déclaréen faveur de Mr. le Prince.
La Reine, qui regardoit le Coadjuteur, com-me le feul qui put foûtenir l’autorité du Roi dansle Parlement, donna ordre aux Officiers des Gar-des du Corps, des Gensdarmes 8t des Chevaux-legers , St à quelques Capitaines du Régimentdes Gardes, d’envoyer fecreUement le Lundi ma-tin dans la fale du Palais un certain nombre deleurs gens, qui recevraient les ordres de ce qu’ilsauraient à faire du Marquis de Laigues, auquelon donna pour les reconnoître le mot de Notre-Dame. De fon côté M. le Prince raffembla le plusde monde qu’il pût, avec beaucoup plus de bruitque les jours précedens , auxquels il donna lemot de St. Louis.
Le Coadjuteur arriva le premier au Palaisbienaccompagné des perfonnes de qualité qui fe ran-gèrent vers le Parquet, les Gens du Roi occupant