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Tome premier
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de M. Joli. 169

Princefie qui en fit ufage très- reguüerement 8c defort bonne foi , donnant au Coadjuteur les avisles plus finceres , jufqu’à lui mander fouvent deschofes qui fembloient être allez contre les inté-rêts de la Cour. De fon côté le Coadjuteur n’oii-blioit rien dans le détail de fes Lettres de tout cequi pouvoit augmenter la confideration, où elleétoit auprès de la Reine, 8c faire connoître à SaMajefté que la plupart des fervices effentiels qu’ilrendoit alors dans toutes les occafions, étoient unefuite des Confeils de la Princefie Palatine, caronne peut pas nier que ce Prélat ne s’employât alorsde bonne foi, 8c très- utilement pour la Cour ,pour apuyer fes deflèins 6c fes intérêts, foit dansle Parlement , foit auprès de Mr. le Duc d’Or-leans, dont fouvent il étoit fortmal-aifé devenirà bout, à caufe des grands égards qu’il affcctoitd’avoir pour les amis dé Mr. le Prince , dont ilétoit continuellement obfedé. Cette conduite deS. A. R. qui éloignoit toujours avec foin cequ’on pouvoit faire contre Mr. le Prince , fousprétexte d’un accommodement auquel il difoitqu’il vouloit travailler, n’empêcha pas que le 7.Oétobre 1651. le Parlement ne donnât un Ar-rêt fur la Requête du Procureur Général, portantdéfenfe à toutes perfonnes de faire aucune levéede Gens de Guerre, dans le Royaume, linon envertu des Lettres patentes du Roi, lignées d’unSecrétaire d’Etat, 8c fcellées du grand Seau , àpeine d’êtfe déclarez Criminels de leze Majefté,avec ordre aux Gouverneurs des Provinces , 6cdes Places de fe failir des contrevenans. Cet Ar-rêt étoit alTûrément contre Mr. le Prince , quoiqu’il n’y fut pas nommé, 8c il ne fut rendu quefur les avis qu’on reçut des levées qui fe faifoienten fon nom de tous cotez. La Cour n’ayantfollicitécet Arrêt que pour retenir les Peuples 8c les