170 MEMOIRES
Officiers dans leurs devoirs & dans le refpeél, &de les empêcher de prendre les armes en faveurde Son Airelle. Ce fut encore dans la mêmevûe , & pour mettre Mr. le Prince tout - à-faitdans fon tort , que le Roi écrivit à Bourges uneLettre en forme de Réponfe à celle de S. A. R.pour déclarer que S. M. étoit prête d’écoutertoutes les propofitions qui lui pourraient être fai-tes pour rétablir la tranquiüté publique, donnantpour cet effet tous les pouvoirs neceffaires à Mr.le Duc d’Orléans, affilié du Maréchal de l’Hôpi-tal , des Sieurs d'Aligre & de la Marguerie Con-feillers d'Etat, & des Sieurs de Mefmes, Menar-deau, Champofé, & de Cumont, Confeillers auParlement , pour traiter avec Mr.le Prince, entel lieu qu'ils jugeraient à propos. Mais cettepropolition ayant été refufée par S. A. fous desprétextes allez frivoles, Sa Majefté envoya uneDéclaration au Parlement, qui déclaroit criminelsde leze Majefté , Mrs. les Princes de Condé& de Conti, Madame la Princeffe, & Madamela Ducheffe de Longueville , les Ducs de Ne-mours, de la Rochefoucault, & tous ceux qui lesaffilieraient, li dans un mois , ils ne reconnoif-foient leurs fautes, & ne rentraient dans leur de-voir. Mr, le Duc d’Orléans empêcha pendantquinze jours que cette Déclaration ne fut vérifiée,fous differens prétextes , où il fut fécondé vive-ment par les amis de Mr. le Prince, qui for-moient tous les jours de nouveaux incidens. Maisà la fin le parti de la Cour & les amis du Coad-juteur s’étant joints , il en fallut venir à la déli-bération , où S. A. R. ne voulut pas fe trouver.Suivant laquelle il fut ordonné le 4. Décembre1651, que la Déclaration ferait lûe, publiée, &-enregiftrée pour être executée félon fa forme &teneur; que cependant Mr. le Duc d’Orléans fe-rait