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Lettres choisies de Madame de Sévigné / precédées d'une notice par Grouvelle ; d'observations littéraires par Suard ; accompagnées de notes explicatives sur les faits et sur les personnages du temps ; ornées d'une galerie de portraits historiques ; dessinés par Staal ; gravés au Burin par Massard, F. Delannoy, Regnault, Outhwaitte, etc.
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L ET TUES UE MADAME DE SfiVIGNÉ

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droit mieux que tout d'un coup elle le revît à son ordinaire, que de le re-voir, comme elle le fera assurément, après avoir fait bien des façons.

Vous ne doutez pas, mon cousin, que nous neussions maintenant de grandssujets de vous entretenir; mais il est impossible décrire. Adieu, je vous em-brasse, ma chère nièce; je la plains dêtre obligée de se faire saigner pourson mal dveux. Tenez, mon cher Corbinelli, prenez la plume.

v. de connrsEM.i

Je commence, monsieur, comme madame de Sévigné, à vous souhaiterune bonne année, cest-à-dire le repos de l'esprit et la santé du corps :

. Mens sana in corpore sano,

dit Juvénal, qui comprend tout le repos de la vie. Jai été fâché de ne vouspoint voir dans la liste des chevaliers de lordre, comme dune dispositiondans le monde que Dieu auroitmisc sans ma participation et sans mon con-sentement, cest-à-dire que j'aurois changée si javois pu. Cette manière dephilosophie sauve de ma colère imprudente toutes les causes secondes, et faitque je me résigne en un moment sur tout ce qui arrive à mes amis ou à moi.Je dis la même chose de la fuite du roi dAngleterre, avec toute sa famille.Jinterroge le Seigneur, et je lui demande sil abandonne la religion catho-lique, en souffrant les prospérités du prince dOrange, le protecteur des pré-tendus réformés, et puis je baisse les yeux. Adieu, monsieur, adieu, madamede Coligny, à qui je désire un fonds de philosophie chrétienne capable de luidonner une parfaite indolence pour toutes les choses du monde : état capablede nous faire rois, et plus rois que ceux qui en portent la qualité.

MADAME DF. R É V I G S É

Je fais ici mille compliments à notre prélat (M. de Roquette). Donnez-le-nous un peu, il y a assez longtemps que vous lavez.