2 fables
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Je pourrois y joindre encore .
Des légions de menteurs.--
Tout homme ment, dk le sage.
S’il n’y mettait seulement * * ^ •
Que les gens du bas étage,
On pourroit. aucuneôiént^^^v ^ ■ ' *%•Souffrir ce défaut aux hommes«.
Mais que tous tant que nous sommes.Nous mentions, grand & petit, 'Si quel qu’autre l’avoit dit,
Je soutiendrois le contraire.
Et même qui menti roi t j
Comme Esope, & comme Isomere,
Un vrai menteur ne seroit . 3 ,J -
Le doux charme dé 1 maint'songe 3Par leur bel art inVenté^ Ili;j 1 ‘
Sous les habits du ffiénl&nge ;•Nous offre la vérité. ' h ‘
L’un & l’autrë a fait un livre ^
Que je tiens digne de Vivre ;
Sans fin, & plus, s’il-fe peut:Comme eux ne ment pas qui veut.Mais mentir comme sçut faireUn certain Dépositaire "* ~
Payé par son propre mot,
Est d’un méchant, & d’un sot.
Voici le fait: Un trafiquant de* PerseChez son voisin, s'en allant en commerce,
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