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L’ÉTOURDI,
MASCARILLE.
Laissez-moi quelque temps rêver à cette affaire.
(A part.)
Que pourrais-je inventer pour ce coup nécessaire ?
LÉLIE.
Eh bien ! le stratagème ?
MASCARILLE.
Ah ! comme vous courez !Ma cervelle toujours marche à pas mesurés.
J’ai trouvé votre fait : il faut... Non , je m’abuse.Mais si vous alliez...
LÉLIE.
OÙ?
J’en songeais une...
MASCARILLE.
C’est une faible ruse.
LÉLIE.
Et quelle ?
MASCARILLE.
Elle n’irait pas bien.
Mais ne pourriez-vous pas.. ?
LÉLIE.
Quoi?
MASCARILLE.
Vous ne pourriez rien
Parlez avec Anselme.
LÉLIE.
Et que lui puis-je dire ?
MASCARILLE.
U est vrai, c’est tomber d’un mal dedans un pire.Il faut pourtant l’avoir. Allez chez Trufaldin.
Que faire ?
LÉLIE.
MASCARILLE.
Je ne sais.
LÉLIE.
C’en est trop, à la fin,
Et tu me mets à bout par ces contes frivoles.
MASCARILLE.
Monsieur, si vous aviez en main force pistoles,
Nous n’aurions pas besoin maintenant de rêverA chercher les biais que nous devons trouver,
Et pourrions, par un prompt achat de cette esclave,Empêcher qu’un rival vous prévienne et vous brave.