ACTE I, SCÈNE VI.
1 !
ANSELME.
Adieu.
MASCARILLE à part.
Que le ciel te conduise
ANSELME revenant.
Ah ! vraiment, je faisais une étrange sottise,
Et tu pouvais pour toi m’accuser de froideur,fe t’engage à servir mon amoureuse ardeur,
Je reçois par ta bouche une bonne nouvelle,
Sans du moindre présent récompenser ton zèle !
Tiens, tu te souviendras...
MASCARILLE.
Ah ! non pas, s’il vous plaît.
ANSELME.
Laisse-moi...
MASCARILLE.
Point du tout. J’agis sans intérêt.
ANSELME.
Je le sais; mais pourtant...
MASCARILLE.
Non, Anselme, vous dis-je ;je suis homme d’honneur, cela me désoblige.
ANSELME.
Adieu donc, Mascarille.
MASCARILLE à part.
O longs discours !
ANSELME revenant.
Je veux
Régaler par tes mains cet objet de mes vœux ;
Et je vais te donner de quoi faire pour elleL’achat de quelque bague, ou telle bagatelleQue tu trouveras bon.
MASCARILLE.
Non, laissez votre argent :
Sans vous mettre en souci, je ferai le présent ;
Et l’on m’a mis en main une bague à la mode,
Qu’après vous payerez, si cela l’accommode.
ANSELME.
Soit ; donne-la pour moi : mais surtout fais si bienQu’elle garde toujours l’ardeur de me voir sien.