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ACTE II, SCÈNE V.
MASCARILLE.
Comme à ce mot s’augmente sa douleur !
Il ne peut, sans mourir, songer à ce malheur.
ANSELME.
Je sais que vous verrez aux papiers du bon hommeQue je suis débiteur d’une plus grande somme ;
Mais, quand par ces raisons je ne vous devrais rien,Vous pourriez librement disposer de mon bien.
Tenez, je suis tout vôtre, et le ferai paraître.
LÉLIE s’en allant.
, Ah!
MASCARILLE.
Le grand déplaisir que sent monsieur mon maître !
ANSELME.
Mascarille, je crois qu’il serait à proposQu’il me fît de sa main un reçu de deux mots.
MASCARILLE.
Ah!
ANSELME.
Des événements l’incertitude est grande.
MASCARILLE.
Ah!
ANSELME.
Faisons-lui signer le mot que je demande.
MASCARILLE.
Las ! en l’état qu’il est, comment vous contenter?Donnez-lui le loisir de se désattrister ;
Et quand ses déplaisirs prendront quelque allégeance,J’aurai soin d’en tirer d’abord votre assurance.
Adieu. Je sens mon cœur qui se gonfle d’ennui,
Et m’en vais tout mon soûl pleurer avecque lui.
Ah !
ANSELME seul.
Le monde est rempli de beaucoup de traverses :Chaque homme tous les jours en ressent de diverses ;Et jamais ici-bas...
SCENE y.
PANÜOLFE, ANSELME.ANSELME.
Ah 1 bon Dieu ! je frémi !Pandolfe qui revient ! Fût-il bien endormi (1) !
(t) Ce demi-rers est obscur. Anselme veut dire sans doute : Plût à