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ACTE V, SCÈNE XVI.
ANDRÈS à Célie.
Qui l’aurait jamais cru que cette ardeur si purePût être condamnée un jour par la nature!
Toutefois tant d’honneur la sut toujours régir,
Qu’en y changeant fort peu je puis la retenir.
CÉLIE.
Pour moi, je me blâmais, et croyais faire faute,
Quand je n’avais pour vous qu’une estime très-haute-Je ne pouvais savoir quel obstacle puissantM’arrêtait sur un pas si doux et si glissant,
Et détournait mon cœur de l’aveu d’une flammeQue mes sens s’efforçaient d’introduire en mon âme.
TRUFALDIN à Célie.
Mais en te recouvrant, que diras-tu de moi,
Si je songe aussitôt à me priver de toi,
Et t’engage à son fils sous les lois d’hyménée ?
, CÉLIE.
Que de vous maintenant dépend ma destinée.
SCÈNE XVI.
TRUFALDIN, ANSELME, PANDOLFE, CÉLIE, H1PPOLYTE,LÉLIE, LÉ AN DRE, ANDRÈS, MASCARILLE.
MASCARILLE à Lélie.
Voyons si votre diable aura bien le pouvoirDe détruire à ce coup un si solide espoir ;
Et si, contre l’excès du bien qui nous arrive,ipus armerez encor votre imaginative.
Par un coup imprévu des destins les plus doux,
Vos vœux sont couronnés, et Célie est à vous.
lélie. »
Croirai-je que du ciel la puissance absolue...
TRUFALDIN.
Oui, mon gendre, il est vrai.
PANDOLFE.
La chose est résolue.
ANDRÈS à Lélie
Je m’acquitte par la de ce que je vous dois.
LÉLIE à Mascarille.
Il faut que je t’embrasse et mille et mille fois,
Dans cette joie...
MASCARILLE.
Ahi! ahi! doucement, je vous prie.