AVERTISSEMENT.
XXV
ver, sous une forme commode et portative, quelques-unes des plus brillantes et des plus fortes pages deSaint-Simon. Nous avons dû nous borner et rejeterdes passages admirables que ne comportait pas no-tre cadre , ou la dimension de ce volume. Nous lais-serons à nos lecteurs, et nous éprouvons nous-mêmesbien des regrets. Mais, du moins, nous avons scrupu-leusement reproduit le texte de Saint-Simon : pas unmot, pas une syllabe n’a été ajoutée ou modifiée, etces extraits qui forment, en un volume, une histoiresuivie, sont une reproduction textuelle et littérale.
Plusieurs des noms qui devraient nécessairementse trouver dans une histoire régulière de Louis XIVne se trouveront pas ici. On y chercherait vainementAnne d’Autriche, Mazarin, Fouquet, le prince de Condële héros, Turenne; Colbert lui-même n’y est men-tionné qu’en passant. On n’y parle ni de la reine, ni dela première Dauphine, ni de la belle et malheureuseHenriette d’Angleterre, la première femme de Mon-sieur. C’est que le duc de Saint-Simon n’est entré à lacour qu’en 1694, et qu’il ne parle que de ce qu’il a vu.
D’autres omissions viennent de nous. Dans la fa-mille royale, nous n’avons pas pu aller au delà dufrère et des enfants de Louis XIV. Il est vrai qu’après legrand "Condé les princes du sang ne figurèrent plus detout le règne; c’est ce qui nous a forcé de les écarter;mais nous aurions voulu pouvoir faire une exceptionpour le prince de Gonti, que le roi prit en haine pour