ET SA COUR.
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blement mérité ce nom. A leur tin, la machine aroulé quelque temps encore, d’impulsion, et surleur compte. Mais tôt après, le tuf s’est montré,les fautes, les erreurs se sont multipliées, la déca-dence est arrivée à grands pas, sans toutefois ou-vrir les yeux à ce maître despotique si jaloux detout faire et de tout diriger par lui-même, et quisemblait se dédommager des mépris du dehors parle tremblement que sa terreur redoublait au de-dans. Prince heureux s’il en fut jamais en figureunique, en force corporelle, en santé égale etferme, et presque jamais interrompue , en siècle sifécond et si libéral pour lui en tous genres qu’il apu en ce sens être comparé au siècle d’Auguste ; ensujets adorateurs prodiguant leurs biens, leur sang,leurs talents, la plupart jusqu’à leur réputation,quelques-uns même leur honneur , et beaucouptrop leur conscience et leur religion pour le servir,souvent même seulement pour lui plaire. Heureuxsurtout en famille s’il n’en avait eu que de légi-time ; en mère 1 contente des respects et d’un cer-tain crédit ; en frère 2 dont la vie anéantie par dedéplorables goûts, et d’ailleurs futile par elle-même, se noyait dans la bagatelle, se contentaitd’argent, se retenait par sa propre crainte, et parcelle de ses favoris, et n’était guère moins bas
1. Anne d’Autriche.
2. Philippe d'Orléans (Monsieur), père du régent.