ET SA COUR.
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mais aussi on s’y ployait par force à y être con-fondu avec toutes sortes de gens et de toutes lesespèces, et c’était là tout ce que le roi prétendaiten effet de ce noviciat, où il fallait demeurer uneannée entière dans la plus exacte régularité de toutcet inutile et pédantesque service, après laquelleil fallait essuyer encore une seconde école, laquelleau moins en pouvait être une. C’était une compa-gnie de cavalerie pour ceux qui voulaient servirdans la cavalerie, et pour ceux qui se destinaient àl’infanterie, une lieutenance dans le régiment duroi, duquel le roi se mêlait immédiatement, commeun colonel, et qu’il avait exprès fort distingué detous les autres.
Au moyen de cette règle, excepté des occasionsrares et singulières, comme d’action distinguée,de porter une grande nouvelle de guerre, etc. , ilfut établi que quel qu’on pût être, tout ce qui ser-vait demeurait, quant au service et aux grades,dans une égalité entière.
Cela rendit l’avancement ou le retardement d’a-voir un régiment bien plus sensible, parce que delà dépendait tout le reste des autres avancementsqui ne se firent plus que par promotions suivantl’ancienneté, ce qu’on appela l’ordre du tableau :de là tous les seigneurs dans la foule de tous lesofficiers de toute espèce; de là cette confusion quele roi désirait ; de là peu à peu cet oubli de tous et