ET SA COUR.
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soumise dépendance du ministre de la guerre, etmême de ses commis.
La cour fut un autre manège de la politique dudespotisme. On vient de voir celle qui divisa, quihumilia, qui confondit les plus grands, celle quiéleva les ministres au-dessus de tous, en autoritéet en puissance par-dessus les princes du sang, engrandeur môme par-dessus les gens de la premièrequalité, après avoir totalement changé leur état.11 faut montrer les progrès en tout genre de lamême conduite dressée sur le même point de vue.
Plusieurs choses contribuèrent à tirer pour tou-jours la cour hors de Paris, et la tenir sans inter-ruption à la campagne. Les troubles de la mino-rité, dont cette ville fut le grand théâtre, avaientimprimé au roi de l’aversion pour elle, et la per-suasion encore que son séjour y était dangereux,et que la résidence de la cour ailleurs rendrait àParis les cabales moins aisées par la distance deslieux, quelque peu éloignés qu’ils fussent, et enmême temps plus difficiles à cacher par les absencessi aisées à remarquer. 11 ne pouvait pardonner àParis sa sortie fugitive de cette ville la veille desRois, ni de l’avoir rendue, malgré lui, témoin deses larmes, à la-première-retraite de Mme de LaYallière. L’embarras des maîtresses', et le dangerde pousser de grands scandales au milieu d’une ca-pitale si meublée, et si remplie de tant de différents34 r .