ET SA COUR.
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sait gémir de ne voir point de remède à un acca-blement qui augmentait son poids de jour enjour.
Dans cet esprit, il ne fit point de voyage, et iltraversait souvent le royaume de tous les biais, qu’ilne prît partout des informations exactes sur lavaleur et le produit des terres, sur la sorte de com-merce et d’industrie des provinces et des villes, surla nature et l’imposition des levées, sur la manièrede les percevoir. Non content de ce qu’il pouvaitvoir et faire par lui-même, il envoya secrètementpartout où il ne pouvait aller, et même où il avaitété et où il devait aller, pour être instruit detout, et comparer les rapports avec ce qu’il auraitconnu par lui-même. Les vingt dernières annéesde sa vie au moins furent employées à. ces recher-ches auxquelles il dépensa beaucoup. Il les vérifiasouvent avec toute l’exactitude et la justesse qu’il yput apporter, et il excellait en ces deux qualités.Enfin il se convainquit que les terres étaient le seulbien solide , et il se* mit à travailler à un nouveausystème.
Il abolissait toutes sortes d’impôts , auxquelsil en substituait un unique, divisé en deuxbranches, auxquelles il donnait le nom de dîmeroyale, l’une sur les terres par un dixième deleur produit, l’autre léger par estimation sur lecommerce et l’industrie, qu’il estimait devoir être
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