ET SA COUR.
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qui pensa attirer d’étranges affaires à lui et auxsiens, et qui, à force d’intrigues et de crédit àRome, ne fut mis qu’à l’index.
Il n’était pas moins ardent sur le molinisme, surle renversement de toute autre école, sur l’établis-sement en dogmes nouveaux de tous ceux de sacompagnie sur les ruines de tous ceux qui étaientcontraires et qui étaient reçus et enseignés de touttemps dans l’Église. Nourri dans ces principes, ad-mis dans tous les secrets de sa société par le géniequ’elle lui avait reconnu, il n’avait vécu depuisqu’il y était entré que de ces questions et de l’his-toire‘intérieure de leur avancement, que du désird’y parvenir, de l’opinion que pour arriver à cebut il n’y avait rien qui ne fût permis, qui ne sedût entreprendre. Son esprit dur, entêté, appli-qué sans relâche, dépourvu de tout autre goût,ennemi de toute dissipation, de toute société, detout amusement, incapable d’en prendre avec sespropres confrères, et ne faisant cas d’aucun queselon la mesure de la conformité de leur passionavec celle qui l’occupait tout entier. Cette causedans toutes ces branches lui était devenue la pluspersonnelle, et tellement son unique affaire,qu’il n’avait jamais eu d’application ni travailque par rapport à celle-là, infatigable dans l’unet dans l’autre. Tout ménagement, tout tempéra-ment là-dessus lui était odieux, il n’en souffrait