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LOUIS XIV
paux ; et la société entière faisait profession (le luiêtre attachée depuis la mort du père Bourdaloue,du père Gaillard et de quelques autres principauxqui lui étaient opposés, qui en retenaient d’autres,et que la politique des supérieurs laissait agir, pourne pas choquer le toi ni Mme de Mainlenon contretout le corps; mais ces temps étaient passés, et toutce formidable corps lui était en tin réuni. Le roi,en deux ou trois occasions depuis peu, n’avait pus’empêcher de le louer. Il avait ouvert ses greniersaux troupes dans un temps de cherté, et où lesmunilionnaires étaient à bout, et il s’était biengardé d’en rien recevoir, quoiqu’il eût pu en tirerde grosses sommes en le vendant à l’ordinaire. Onpeut juger que ce service ne demeura pas enfoui,et ce fut aussi ce qui fil hasarder pour la premièrefois de nommer son nom au roi. Le duc de Che-vreuse avait enfin osé l’aller voir, et le recevoirune autre fois à Chaulnes : et on peut juger que cene fut pas sans s’être assuré que le roi le trouvaitbon,
Fénelon, rendu enfin aux plus flatteuses et auxplus hautes espérances, laissa germer cette se-mence d’elle-même ; mais elle ne put venir àmaturité. La mort si peu attendue du Dauphinl’accabla, et celle du duc de Chevreuse, qui netarda guère après, aigrit cette profonde plaie; lamort du duc de flenuvillier la rendit incurable et