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Oeuvres Complètes De Molière
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ACTE II, SCÈNE I.

cabiau, al fut le tirer de dessous li, et le fit choir tout de sodlong par tarre. Jara, vlà len voit les gens qui aimont; maistoi, tu ne me dis jamais mot, tes toujou comme eune vraiesouche de bois; et je passeras vingt fois devant toi, que tu ne tegrouilleras pas pour me bailler le moindre coup, ou me dire lamoindre chose. Ventreguienne 1 ça nest pas bian, après tout; ettes trop froide pour les gens.

Charlotte. Que veux-tu que jy fasse? Cest mon himeur, et jene me pis refondre.

pierrot. Ignia himeur qui quienne. Quand en a de lamiquiépour les parsonnes, len en baille toujou queuque petite signifiance.

charlotte. Enfin je taime tout autant que je pis, et si tu nespas content de ça, tu nas quà en aimer queuque autre.

pierrot. bian! vlà pas mon compte? Tétiguié, si tu mai-mois, me dirois-tu ça?

charlotte. Pourquoi me viens-tu aussi tarabuster lesprit?pierrot. Morgué! queu mal te fais-je? Je ne te demande quunpeu damiquié.

charlotte. bien! laisse faire aussi, et ne me presse pointtant. Peut-être que ça viendra tout dun coup sans y songer.pierrot. Touche donc, Charlotte.charlotte, donnant sa main. bien! quien.pierrot. Promets-moi donc que tu tâcheras de maimer da-vantage.

charlotte. Jy ferai tout ce que je pourrai; mais il faut queça vienne de lui-même. Piarrot, est-ce ce monsieu?pierrot. Oui, le vlà.

charlotte. Ah! mon guieu, quil est genti, et que çauroitété dommage quil eût été nayé I

pierrot. Je revians tout à lheure; je men vas boire chopaine,pour me rebouter tant soit peu de la fatigue que jais eue.

SCENE II. DON JUAN, SGANARELLE, CHARLOTTE,dans le fond du théâtre.

don jüan. Nous avons manqué notre coup, Sganarelle, et cettebourrasque imprévue a renversé avec notre barque le projet quenous avions fait, mais, à te dire vrai, la paysanne que je viens dequitter répare ce malheur, et je lui ai trouvé des charmes qui ef-facent de mon esprit tout le chagrin que me donnoit le mauvaissuccès de notre entreprise. Il ne faut pas que ce cœur méchappeet jy ai déjà jeté des dispositions à ne pas me souffrir longtempsde pousser des soupirs.

sganarelle. Monsieur, javoue que vous métonnez. A peinesommes-nous échappés d'un péril de mort quau lieu de rendra