TROISIÈME LEÇON.
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dicter des lois, soit divines, soit humaines.... Si nous regar-dons à son âge, il a à la fois toute l'activité de la jeunesse et laprudence de la vieillesse.... Si l'on veut de la charité, il en amontre avec profusion au citoyen, au clerc, au pèlerin, auxpetits comme aux grands; et son pain a été plus souvent etplutôt goûté par celui qui ne devait pas le rendre. S'il a falluse charger d'une mission , plus d'une fois Simplicius s’est pré*sente, pour votre ville, devant les rois couverts de fourrures,et devant lés princes ornés de la pourpre... J’allais presqueoublier de parler d’une chose qu’il ne faut cependant pasomettre. Jadis, dans ces temps antiques de Moïse, ainsi que ledit le psalmistc, lorsqu'il fallut élever le tabernacle d'alliance ,tout Israël dans le désert entassa aux pieds de Béselee) le pro-duit de ses offrandes. Dans la suite Salomon, pour construirele temple de Jérusalem , mit en mouvement toutes les forces dupeuple, quoiqu’il eut réuni les dons de la reine de la contréeméridionale de Saba aux richesses de la Palestine et aux tri-buts des rois voisins. Simplicius, jeune, soldat, faible, seul,encore Bis de famille et déjà père , vous a fait aussi construireune église ; il n’a été arrêté dans son pieux dessein, ni parrattachement des vieillards à leurs biens, ni par la considéra-tion de ses petits enfants ; et cependant sa modestie a été tellequ'il a gardé le silence à ce sujet. Et en effet c’est, si je ne metrompe, un homme étranger à toute ambition de popularité;il ne recherche point la faveur de tous , mais celle des gens debien; il ne s’abaisse point à une imprudente familiarité, maisil attache un grand prix à de solides amitiés.... EnBn, il doitsurtout être désiré pour évôque, parce qu'il ne le désire nul-lement, et ne travaille point à obtenir le sacerdoce, maisseulement à le mériter.
Quelqu’un me dira peut-être : Mais comment, en si peu detemps, en avez-vous tant appris sur cet homme? Je lui répon-drai : Je connaissais les habitants de Bourges avant de connaîtrela ville. J’en ai connu beaucoup en route, dans le servicemilitaire, dans des rapports d’argent et d’affaires, dans leursvoyages, dans les miens. On apprend aussi beaucoup de chosespar l’opinion publique, car la nature n’impose pas à la renom-mée les bornes étroites de la patrie....
La femme de Simplicius descend de la famille des Palladius,qui ont occupé les chaires des lettres et des autels, avec l'ap-probation de leur ordre ; et comme le caractère d’une matrone
(1) TABLEAU des principaux conciles du ive siècle .
DATE.
LIEU.
ASSISTANTS.
3U
Arles.
53 évêques, 4 i prêtres, 25 dia-
cres, 8 lecteurs ou exorcistes.
346
Cologne.
44 évêques, 40 prêtres délégués.
353
Arles.
355
Poitiers.
Les évêques de Gaule.
35G
Beziers.
358
Vaison.
Les évêques de Gaule.
358
Lieu inconnu.
Id.
360
Lieu inconnu.
IJ .
362
Paris.
Id.
374
Valence.
24 évêques.
385
Bordeaux.
386
Trêves.
386
Lieu inconnu.
Les évêques de Gaule.
387
Nîmes.
597
Turin.
45
ne veut être rappelé qu’avec modestie et succinctement, jeme contenterai d’affirmer que cette femme répond dignementau mérite et aux honneurs des deux familles, soit de celle oùelle est née et a grandi, soit de celle où elle a passé par unhonorable choix. Tous deux élèvent leurs fils dignement et entoute sagesse ; et le père, en les comparant à lui, trouve un nou-veau sujet de bonheur en ce que déjà ses enfants le surpassent.
Et puisque vous avez juré de reconnaître et d’accepter ladéclaration de mon infirmité au sujet de cette élection , au nomdu Père, du Fils et du Saint-Esprit, Simplicius est celui queje déclare devoir être fait métropolitain de votre province etsouverain pontife de votre ville ; quant à vous , si vous adoptezma dernière décision au sujet de l’homme dont je viens deparler, approuvez-la conformément à vos premiers engagements.
Je n’ai besoin de rien ajouter, messieurs; cestrois exemples vous ont, j’en suis sûr, très-bien ex-pliqué ce qu’était au v“ siècle l’élection des évêques;sans doute elle n’avait point les caractères d’uneinstitution véritable; dénuée de règles, de formespermanentes et légales, livrée aux hasards des cir-constances et des passions, ce n’était pas là une deces libertés fortes devant lesquelles s’ouvre un longavenir ; mais dans le présent, celle-là était très-réelle ; elle amenait un grand mouvement dans l’in-térieur des cités ; c’était une garantie efficace.
Il y en avait une seconde, la tenue fréquente desconciles. Le gouvernement général de l’Église étaitcomplètement, à cette époque, entre les mains desconciles; conciles généraux, nationaux, provinciaux.On y portait les questions de foi et de discipline,les procès des évêques, toutes les grandes ou diffi-ciles affaires de l’Église. Dans le cours du iv e siècle,on trouve quinze conciles (i), et vingt-cinq dansle v" (2), et ce ne sont là que les principaux con-
(2) TABLE A U des principaux conciles du ve siècle.
DATE.
LIEU.
ASSISTANTS.
406
Toulouse.
Les évêques de Gaule.
419
Valence.
Id.
429
Lieu incertain.
439
Riez.
43 évêques, 4 prêtre délégué.
444
Orange.
46 évêques, 4 prêtre.
442
Vaison.
444
Lieu incertain.
454
Lieu incertain.
452
Arles.
44 évêques.
452
Narbonne.
Les évêques de la 4 «> Narbon”.
455
Angers.
8 évêques.
454
Bourges.
Les évêques de Gaule.
455
Arles.
43 évêques.
460
Lyon.
461
Tours.
8 évêques, 4 prêtre délégué,
4 évéque signe après.
463
Arles.
49 évêques.
465
Vannes.
6 évêques.
470
Chàl.-sur-Saône.
Les évêques de la Lyonnaise.
472
Bourges.
474
Vienne.
475
Arles.
30 évêques.
475
Lyon.
495
Lyon.
496
Reims.
499
25
Lyon,
8 évêques.