TABLE
DES
MATIÈRES CONTENUES DANS CE VOLUME.
HISTOIRE DE LA CIVILISATION ES EUROPE, '
depuis la chute de l’empire romain jusqu’à la révolution française.
PREMIÈRE LEÇON.
Objet du Cours. — Histoire de la civilisation européenne. —R&lc de la France dans la civilisation de l’Europe. — Quela civilisation peut être racontée. — Que c’est le fait leplus général de l’histoire. — Du sens usuel et populaire dumot civilisation . — Deux, faits principaux constituent la ci-vilisation : lo le développement de la société; 2o le déve-loppement de l’individu. — Preuve de cette assertion. —Que ces deux faits sont nécessairement liés l’un à l'autre etse produisent tôt ou tard l’un l’autre. — La destinée del’homme est-elle contenue tout entière dans sa conditionactuelle ou sociale? — Que l’histoire de la civilisation peutêtre considérée et présentée sous deux points de vue. —
Quelques mots sur le plan du Cours.— De l’état actuel desesprits et de l’avenir de la civilisation. ..... 7
DEUXIÈME LEÇON.
Objet de la leçon. — Unité de la civilisation ancienne. —Variété de la civilisation moderne. — Sa supériorité. —État de l’Europe à la chute de l'empire romain. — Prépon-dérance des villes. — Tentative de réforme politique parles empereurs. — Rescrit d'Honorius et de Théodose II. —Puissance du nom de l’empire. — L’Église chrétienne. —Les divers états par où elle a passé au cinquième siècle. —Le clergé dans les fonctions municipales. — Bonne et mau-vaise influence de l’Eglise. — Les Barbares. — Ils introdui-sent dans le monde moderne le sentiment de l’indépendancepersonnelle et le dévouement d’homme à homme. — Ré-sumé des divers éléments de la civilisation au commence-ment du cinquième siècle.16
TROISIÈME LEÇON.
Objet de la leçon. — Tous les divers systèmes prétendent à lalégitimité.— Qu’est-ce que la légitimité politique?—Coexis-tence de tous les systèmes de gouvernement au ve siècle.— Instabilité dans l’état des personnes, dans les propriétés,dans les institutions. — Il y en avait deux causes, l’une
matérielle, la continuation de l’invasion ; l’autre morale,le sentiment égoïste d’individualité particulier aux Barba-res. — Les principes de civilisation ont été le besoin d’or-dre , les souvenirs de l’empire romain , l’Église chrétienne,les Barbares. — Tentatives d’organisation par les Barbares,par les villes, par l’Église d’Espagne, par Charlemagne,Alfred.— L’invasion germaine et l’invasion arabe s’arrêtent.
— Le régime féodal commence.. . 26
QUATRIÈME LEÇON.
Objet de la leçon. — Alliance nécessaire des faits et des doc-trines. — Prépondérance des campagnes sur les villes. —Organisation d’une petite société féodale. — Influence dela féodalité sur le caractère du possesseur du fief, et surl’esprit de famille. — Haine du peuple pour le régimeféodal. — Le prêtre pouvait peu pour les serfs. — Impos-sibilité d’organiser régulièrement la féodalité. — 1° Pointd’autorité forte, 2o point de pouvoir public, 3° difficulté dusystème fédératif. — L’idée du droit de résistance inhérenteà la féodalité. — Influence de la féodalité, bonne pour ledéveloppement de l’individu, mauvaise pour l’ordre so-cial.34
CINQUIÈME LEÇON.
Objet de la leçon. — La religion est un principe d’association.
— La coaction n’est pas de l’essence du gouvernement. —
Conditions de la légitimité d’un gouvernement: 1° le pouvoiraux mains des plus dignes ; 2o le respect de la liberté desgouvernés. — L’Église étant un corps et non une caste, arempli la première de ces conditions. — Des divers modesde nomination et d’élection en vigueur dans son sein. — Ellea manqué à l’autre condition par l'extension illégitime duprincipe de l’autorité, et par l’emploi abusif de la force. —Mouvement et liberté d'esprit dans le sein de l’Église. —Rapports de l’Église avec les princes.— L’indépendance dupouvoir spirituel posée en principe. — Prétentions et ef-forts de l'Église pour envahir le pouvoir temporel. . 43
SIXIÈME LEÇON.
Objet de la leçon. — Séparation des gouvernants et des gou-vernés dans l’Églisé. — Influence indirecte des laïques surle clergé. — Le clergé recruté dans tous les états de la so-ciété. — Influence de l’Église sur l’ordre public et sur la