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Cours d'histoire moderne / par M. Guizot. / Histoire générale de la civilisation en Europe, depuis la chute de l'Empire romain jusqu'à la Révolution française
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678 TABLE DES MATIÈRES.

aux x® et xi® siècle». Persistance île la distinction entreles colons et les serfs. Progrès de la condition des colonsdu xi® au xvi® siècle. Preuves.516

TRENTE-NEUVIÈME LEÇON.

Des rapports des possesseurs de fiefs entre eux. Variété etcomplexité des éléments de lassociation féodale considéréedans son ensemble. Nécessité de la réduire à ses élé-ments propres et essentiels. Rapports du suzerain avecses vassaux. Caractère de ces rapports. De lhommage,du serment de fidélité et de l'investiture. Des devoirs féo-daux. Des services féodaux. Service militaire. Ser-vice judiciaire. Aides. De quelques droits progressive-ment acquis par les suzerains. Indépendance des vassauxqui se sont acquittés des services féodaux.523

QUARANTIÈME LEÇON.

Continuation du tableau de lorganisation de la société féo-dale. Des rapports quavaient entre eux les vassaux dumême suzerain. Des garanties politiques de la sociétéféodale. En quoi consistent en général les garanties poli-tiques. Des contestations entre vassaux. Des contesta-tions entre un vassal et son suzerain, Des cours féodaleset du jugement par les pairs. Des moyens de faire exé-cuter les jugements. Impuissance des garanties féodales.

Nécessité se trouvait chaque possesseur de fief de se

protéger et de se faire justice lui-mëme. Vraie cause delextension et de la longue durée du combat judiciaire etdes guerres privées.530

QUARANTE ET UNIÈME LEÇON.

Caractère général de la société féodale. De ses bons prin-cipes. lo Nécessité du consentement individuel pour laformation de la société; 2o Simplicité et notoriété desconditions de l'association ; 3o Point de charges et deconditions nouvelles sans le consentement individuel;4® Intervention de la société dans les jugements ; 5® Droitde résistance formellement reconnu ; 6® Droit de romprelassociation ; ses limites. Des vices de la société féo-dale. Double élément de toute société. Faiblesse duprincipe social dans la féodalité. Prédominance excessivede lindividualité. Par quelles causes. Conséquencesde ces vices. Progrès de linégalité des forces entre lespossesseurs de fiefs. Progrès de linégalité des droits.Décadence de lintervention de la société dans lesjugements.

Origine des prévôts et des baillis. Formation dun

certain nombre de petites royautés. Conclusion. . 536

QUARANTE-DEUXIÈME LEÇON.

État de la royauté à la fin du x® siècle. Affaiblissement pro-gressif de ses divers principes. Contradiction entre lasituation de droit et la situation de fait de la royauté carlo-vingienne. - Nécessité de sa chute. Caractère de lélé-vation de Hugues Capet. Progrès du principe de la légi-timité. État de la royauté sous Robert, Henri 1er etPhilippe 1er. Etait-elle aussi faible , aussi nulle qu'on ledit? Causes et limites de sa faiblesse. Incertitude deson caractère et de ses principes. Nouveau caractère dela royauté sous Louis VI. Elle se dégage du passé et semet en harmonie avec létat social. Guerres et gouver-nement de Louis VI. Gouvernement de Suger sousLouis VIL Etat de la royauté à la mort de Louis VU. 544

QUARANTE-TROISIÈME LEÇON.

Etat et caractères divers de la royauté à lavénement de Phi-lippe-Auguste. Etat du royaume sous le rapport territo-rial. Des possessions des rois dAngleterre en France.Relations de Philippe-Auguste avec Henri 11, Richard Cœurde Lion et Jean sans Terre. Acquisitions territoriales dePhilippe-Auguste. Prévôtés du roi. Progrès du pouvoirmonarchique. Efforts de Philippe-Auguste pour rallierautour de lui les grands vassaux et sen faire un moyen degouvernement. Il s'applique en même temps à placer laroyauté en dehors de la féodalité. La couronne saffran-chit de lempire du clergé.Travaux législatifs de Phi-lippe-Auguste. Ses soins en faveur de la civilisation ma-térielle et morale. Effet de son règne sur l'esprit despeuples. La royauté devient nationale. Manifestationde ce résultat, après la bataille de Bovines et au sacre deLouis VIII.553

QUARANTE-QUATRIÈME LEÇON.

De la royauté sous le règne de saint Louis. Influence du ca-ractère personnel de saint Louis. Sa conduite quant àl'étendue territoriale du royaume. Scs acquisitions.Sa conduite envers la société féodale. Son respect pourles droits des seigneurs. Vrai caractère de ses travauxcontre la féodalité. Extension du pouvoir judiciaire duroi. Progrès des légistes et du parlement. Extensiondu pouvoir législatif du roi. Progrès de lindépendancede la royauté en matière ecclésiastique. Administrationde saint Louis dans l'intérieur de ses domaines. Ré-sumé. ............... 561

QUARANTE-CINQUIÈME LEÇON.

Étal de la royauté après le règne de saint Louis, En droit,elle n'était ni absolue ni limitée. En-fait, elle était sanscesse combattue , et pourtant très-supérieure à tout autrepouvoir. Sa tendance au pouvoir absolu. Cette ten-dance éclate sous Philippe le Bel. Influence du caractèrepersonnel de Philippe le Bel. Diverses sortes de despo-tisme. Progrès du pouvoir absolu dans la législation.Examen des ordonnances de Philippe le Bel. Vrai carac-tère de la composition et de l'influence des assemblées na-tionales sous son règne. Progrès du pouvoir absolu enmatière judiciaire. Lutte des légistes et de l'aristocratieféodale. Commissions extraordinaires. Progrès du pou-voir absolu en matière d'impôts. Réaction de laristocratieféodale contre le pouvoir absolu sous les trois fils de Philippele Bel. Associations de résistance. Embarras dans lordrede successibilité au trône. Affaiblissement de la royautéà la fin de lépoque féodale.570

QUARANTE-SIXIÈME LEÇON.

Du tiers état en France. Importance de son histoire. II aété lélément le plus actif et le plus décisif de notre civilisa-tion. Nouveauté de ce fait ; rien de semblable ne se ren-contre jusque- dans lhistoire du monde. Sa nationalité;cest en France que le tiers état a pris tout son développe-ment. Distinction importante entre le tiers état et lescommunes. De la formation des communes aux xi® etxu® siècles. Etendue et puissance de ce mouvement,Divers systèmes pour sexpliquer. Ils sont étroits et in-complets. Variété des origines de la bourgeoisie à cetteépoque. lo Des villes avait survécu le régime muni-