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ACTE JI r, SCENE I. 397
Trop heureux d’avancer la fin de ma misère,
J’irai... J’effacerai le crime de ma mère :
Seigneur, vous m’en voyez rougir à vos genoux ;
J’ai honte de me voir si peu digne de vous;
Tont mon sang doit laver une tache si noire.
JMais je cherche un trépas utile à votre gloire;
Et Rome, unique objet d’un désespoir si beau ,
Du fils de Mithridate est le digne tombeau.
MiTHiiiiHTE, se levant.
' Mon fds, ne parlons plus d’une mcre infidèle.
Votre père est content, il connaît votre zèle,
Et ne vous verra point affronter de dangerQu’avec vous son amour ne veuille partager :
Vous me suivrez; je veux que rien ne nous sépare.
Et vous, à m’obéir, prince, qu’on se prépare,
Les vaisseaux sont tout prêts : j’ai moi-même ordonnéLa suite et l’appareil qui vous est destiné.
Arbate, à cet hymen chargé de vous conduire,
De votre obéissance aura soin de m’instruire.
Allez; et, soutenant rhonneur de vos aïeux,
Dans cet embrassement recevez mes adieux.
Seigneur.
l’IlARXACE.
M1T1IRIDATE.
Ma volonté, prince, vous doit suffire.Obéissez. C’est trop vous le faire redire.
l'IlARXACE.
Seigneur, si, pour vous plaire, il ne faut que périr,Plus ardent qu’aucun autre on m’v verra courir :Combattant à vos yeux permettez que je meure.
MITIIRIDATE.
Je vous ai commandé de partir tout à l’heure.
Niais après ce moment... Prince, vous m’entendez,Et vous êtes perdu si vous me répondez.
l'IlARXACE.
Dussiez-vous présenter mille morts à ma vue,
Je ne saurais chercher une fille inconnue.
Ma vie est en vos mains.
MH UK [DATE.
Ah ! c’est oii je t’attends.Tu ne saurais partir, perfide ! et je t’entends.
3i