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MITI1RIÜATK
Du moins s’il faut céder, si, contre notre usage,
II faut d’un suppliant emprunter le visage,
Sans m’envoyer du Parthe embrasser les genoux,
Sans vous-même implorer des rois moindres que vousNe pourrions-nous pas prendre une plus sûre voie?Jetons-nous dans les bras qu’on nous tend avec joie :Rome en votre faveur, facile à s’apa’ser....
XII’IJAllÈS.
Rome, mon frère! Oh ciel ! qu’osez-vous proposer?Vous voulez que le roi s’abaisse et s’humilie ?
Qu’il démente en un jour tout le cours de sa vie ?Qu’il se lie aux Romains, et subisse des loisDont il a quarante ans défendu tous les rois ?
Continuez, seigneur. Tout vaincu que vous êtes,
La guerre, les périls sont vos seules retraites.
Rome poursuit en vous un ennemi fatalPlus conjuré contre elle et plus craint qu’Annibal.Tout couvert de son sang, quoi que \ous puissiez l'air»N’en attendez jamais qu’une paix sanguinaire,
Telle qu’en un seul jour un ordre de vos mainsLa donna dans l’Asie à cent mille Romains.
Toutefois épargnez votre tête sacrée :
Vous-même n’allez point de contrée en contréeMontrer aux nations Mithridate détruit,
Et de votre grand nom diminuer le bruit..
Votre vengeance est juste; il la faut entreprendre :ilrfilez le Capitole, et mettez Rome en cendre.
Mais c’est assez pour vous d’en ouvrir les chemins :Laites porter ce feu par de plus jeunes mains ;
Et, tandis que l’Asie occupera Pharnace,
De cette autre entreprise honorez mon audace.Commandez : laissez-nous, de votre nom suivis,Justifier partout que nous sommes vos tils.hmhrasez par nos mains le couchant et l’aurore ;Remplissez l’univers, sans sortir du Eosphore :
Que les Romains, pressés de l’un à l’autre bout,Doutent où vous serez, et vous trouvent partout.
Dès ce même moment ordonnez que je parte.
Ici tout vous retient; et moi, tout m’en écarte :
Et, si ce grand dessein surpasse ma valeur,
Du moins ce désespoir convient à mon malheur.