ACTE 11 , SCÈNE V.
Et de 11e voir en lui que le dernier des hommes.Lui ferons-nous penser par un plus long séjourQue vos vœux de son cmur attendent le retour ?Rompons avec plaisir un hymen qu’il diffère.
.J’ai fait de mon dessein avertir votre père ;
Je 11e l’attends ici que pour m’en séparer,
Et pour ce prompt départ je vais tout préparer.
A Ériphile.
Je ne vous presse point, madame, de nous suivre;En de plus chères mains ma retraite vous livre.
De vos desseins secrets 011 est trop éclairci;
Et ce n’est pas Calchas que vous cherchez ici.
SCÈNE y.
IPHIGÉNIE, ÉRIPHILE, DORIS.
IPHIGÉNIE.
En quel funeste état ces mots m’ont-ils laissée !Pour mon hymen Achille a changé de pensée !
11 111e faut sans honneur retourner sur mes pas!
Et vous cherchez ici quelque autre que Calchas !
ÉIUI’HILK.
.Madame, à ce discours je ne puis rien comprendre.
IPHIGÉNIE.
Vous m’entendez assez, si vous voulez m’entendre.Le sort injurieux 111e ravit un époux ;
Madame, à mon malheur m’abandonnerez-vous?Vous 11e pouviez sans moi demeurer à Mycène;
Me verra-t-011 sans vous partir avec la reine ?
ÉIUPHII.E.
Je voulais voir Calchas avant que de partir.
Il I1IGÉN1E.
Que tardez-vous, madame, à le faire avertir?
ÉlïIPIHI.E.
D’Argos, dans un moment , vous reprenez la route.
IPHIGÉNIE.
U11 moment quelquefois éclaircit plus d’un doute.Mais, madame, je vois que c’est trop vous presser;Je vois ce que jamais je n'ai voulu penser :
Achille. .. Vous lirûlcz que je ne sois partie.
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