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ACTE V, SCÈNE IV.
CI.YTKMNF.STRE.
Lui, par qui votre cœur à Calchas présenté....
IPHIGÉNIE.
Pour me rendre à vos pleurs que n’a-t-il point tenté!
CIATEMNESTIIE.
Par quelle trahison le cruel m’a déçue !
IPHIGÉNIE/
Il me cédait aux dieux dont il m’avait reçue.
Ma mort n’emporte pas tout le fruit de vos feux :
De l’amour qui vous joint vous avez d’autres nœuds;
Vos yeux me reverront dans Oreste mon frère.
Puisse-t-il être, hélas ! moins funeste à sa mère !
D’un peuple impatient vous entendez la voix.
Daignez m’ouvrir vos bras pour la dernière fois, 'Madamë; et, rappelant votre vertu sublime....
Eurybate, à l’autel conduisez la victime.
SCÈNE IV.
CI.VTEMNESTRE , ÆGINE , guides.
CLY T EMNESTRF..
Ah! vous n’irez pas seule; et je ne prétends pas....
Mais on se jette en foule au-devant de mes pas.
Perfides, contentez votre soif sanguinaire.
ÆGINE.
Où courez-vous, madame? Et que voulez-vous faire?
CLYTEMNESTRE.
Hélas ! je me consume en impuissants efforts,
Et rentre au trouble affreux dont à peine je sors.Mourrai-je tant de fois sans sortir de la vie?
ÆCINË.
Ab! savez-vous le crime, et qui vous a trahie,
Madame? Savez-vous quel serpent inhumainIphigénie avait retiré dans son sein ?
Ériphile, en ces lieux par vous-même conduite,
A seule à tous les Grecs révélé votre fuite.
CIATEMNESTRE.
O monstre, que Mégère en ses flancs a porté !
Monstre que dans nos bras les enfers ont jeté !
Quoi ! tu ne mourras point ! quoi ! pour punir son crime...Mais où va ma douleur chercher une victime?
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