PHEDRE.
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SCÈNE II.
PHÈDRE.
O toi qui vois la honte où je suis descendue,Implacable Vénus, suis-je assez confondue!
Tu ne saurais plus loin pousser ta cruauté ':
Ton triomphe est parfait; tous tes traits ont porté■Cruelle ! si tu veux une gloire nouvelle,
Attaque un ennemi qui te soit plus rebelle.Hippolyte te fuit, et, bravant ton courroux,Jamais à tes autels n’a fléchi les genoux;
Ton nom semble offenser ses superbes oreilles.Déesse, venge-toi ; nos causes sont pareilles.
Qu’il aime.... Mais déjà tu reviens sur tes pas,Œnone ! On me déteste ; on ne t’écoute pas. .
SC H NE HT.
PHÈDRE, ŒNONE.
ÜKNONE.
Il faut d’un vain amour étouffer la pensée,Madame; rappelez votre vertu passée :
Le roi, qu’on a cru mort, va paraître à vos yeux ;Thésée est arrivé, Thésée est en ces lieux.
Le peuple pour le voir court et se précipite.
Je sortais par votre ordre, et cherchais HippolyteLorsque jusques au ciel mille cris élancés....
l’IIKDKE.
Mon époux est vivant, Œnone; c’est assez.
J’ai fait l’indigne aveu d’un amour qui l’outrage :Il vit; je ne veux pas en savoir davantage.
Quoi ?
OENONE.
PHCOKE.
Je te l’ai prédit ; mais tu n’as pas voulu :Sur mes justes remords tes pleurs ont prévalu :Je mourais ce matin digne d’être pleurée;
J’ai suivi tes conseils; je meurs déshonorée.
Vous mourez, ?
OKNOXE.