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PHÈDRE.
SCÈNE II.
THÉSÉE, ARICIE, 1SMÈNE.
THÉSÉE.’
Dieux, éclairez mon trouble, et daignez à mes yeuxMontrer la vérité, que je cherche en ces lieux !
AKICIE.
Songe à tout, chère Ismène, et sois prête à la fuite.
SCÈNE III.
THÉSÉE, ARICIE.
^THÉSÉE.
Vous changez de couleur, et semble/, interdite,Madame. Que faisait Hippolyte en ce lieu ?
AKICIE.
Seigneur, il me disait un éternel adieu.
TIIÉSÉE.
Vos yeux ont su dompter ce rebelle courage ;
Et ses premiers soupirs sont votre heureux ouvrage.
AKICIE.
Seigneur, je ne vous puis nier la vérité :
De votre injuste haine il n’a pas hérité;
Il ne me traitait point comme une criminelle.
THÉSÉE.
J’entends : il vous jurait une amour éternelle.Ne vous assurez point sur ce cu*ur inconstant;Car à d’autres que vous il en jurait autant.
AKICIE.
Lui, seigneur?
THÉSÉE.
Vous deviez le rendre moins volage :Comment souffriez-vous cet horrible partage?
ARICIE.
Et comment souffrez-vous que d’horribles discoursD’une si belle vie osent noircir le cours?
Avez-vous de son cœur si peu de connaissance?Discernez-vous si mal le crime et l'innocence?
Faut-il qu’à vos yeux seuls un nuage odieuxDérobe sa vertu , qui brille à tous les y eux !