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PH K DRE.
Un mortel désespoir sur son visage est peint;La pâleur de la mort est déjà sur son teint.Déjà, de sa présence avec honte chassée,
Dans la profonde mer Œnone s’est lancée ;
On ne sait point d’où part ce dessein furieux ,Et les flots pour jamais l’ont ravie à nos yeux.
THÉSÉE.
Qu’entends-je!
l’.VNOPF..
Son trépas n’a point calmé la reine ;Le trouble semble croître en son âme incertaine.Quelquefois, pour flatter ses secrètes douleurs,
Elle prend ses enfants et les baigne de pleurs;
Et soudain, renonçant à l’amour maternelle,
Sa main avec horreur les repousse loin d’elle :
Elle porte au hasard ses pas irrésolus ;
Son œil tout égaré ne nous reconnaît plus :
- Elle a trois fois écrit; et, changeant de pensée,Trois fois elle a rompu sa lettre commencée.Daignez la voir, seigneur; daignez la secourir.
THÉSÉE.
O ciel ! OEnone est morte, et Phèdre veut mourir !Qu’on rappelle mon fils, qu’il vienne se défendre;Qu’il vienne me parler, je suis prêt de l’entendre.
{seul.)
Ne précipite point tes'funestes bienfaits,
Neptune; j’aime mieux n’être exaucé jamais.
J’ai peut-être trop cru des témoins peu lidèles,
Et j'ai trop tôt vers toi levé mes mains cruelles.
Ah ! de quel désespoir mes vœux seraient suivis!
SCÈNE VI.
THÉSÉE, THÉRAMÈNE.
THÉSÉE.
Théramène, est-ce toi? Qu’as-tu fait de mon fils?
Je te l’ai confié dès l’âge le plus tendre.
Mais d’où naissent les pleurs que je te vois répandre?Que fait mon fils?