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Portraits contemporains / par C.-A. Sainte-Beuve
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M. ALFRED DE MUSSET.

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ce qui précède, il na peut-être pas été assez parlé de sa prose : elleest décidément charmante. Après son Merle blanc il ny a plusquà rendre les armes : « Cest, dit M me de Boigne, qui sy connaît,de la meilleure plaisanterie dHamilton. »

Jai encore écrit une derniere fois sur Alfred de Musset aumoment de sa mort (voir au tome XIII des Causeries du Lundi,article du il mai 1857). Après tant de témoignages de constanteattention, on ne saurait dire assurément que je laie négligé : jecrains cependant de nêtre pas tout à fait arrivé, à son sujet, auniveau des exigences de quelques-uns, et je ne parle pas seule-ment de sa famille, mais des admirateurs enthousiastes quil nacessé de recruter dans les générations survenantes. Peu sen faut,à les entendre, quil ne soit le premier et lunique poète du siècle.Ce nest pas ici le lieu dapporter les correctifs à ce qui est devenuun engouement, et je crois que, pour qui sait lire, la double partest suffisamment faite dans ce qui précède.